Dossier relief
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Le relief en pratique (extrait)
: Six conseils de pro
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Yannick
Violin
Directeur de production, Nayade
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Après avoir débuté par une carrière de
dessinateur industriel, Yannick Violin rejoint Thomson Digital Image
(TDI) en 1985 puis Ex Machina à sa création en 1989. Il
se spécialisera dans la direction de production de films
à grands formats (70 mm, IMAX, HDVS) et à formats
spéciaux, en particulier en relief et pour le cinéma
dynamique. Il rejoint ensuite Digital Studio où il suit entre
autres la production d'un film en relief "Les enfants du temps" pour
Nausicaa, le Centre National de la mer de Boulogne sur Mer. En 2003,
Yannick Violin fonde la société Nayade, avec
Emmanuel Barbet et Jerzy Kular. Il nous livre six conseils tirés
de son expérience pour réaliser un film en relief :
- les mouvements de caméras doivent être lents. Les
univers sous-marins, par exemple, se prêtent bien à une
vision stéréoscopique ;
- le montage peut être soutenu, mais l’écriture
d’un film en relief est spécifique et doit être
jugée en relief ;
- les objets en jaillissement ne doivent pas couper les bords de
l’écran, ils doivent venir du fond de la
scène et disparaître de la même manière
(ou par cut);
- les spectateurs apprécient les forts jaillissements, mais
sur un film d’une durée de trois à quatre minutes,
il est suffisant de faire quatre super jaillissements, où les
spectateurs en tendant le bras, peuvent avoir l’impression de
toucher l’objet ;
- l’utilisation de caméras parallèles facilite
le réglage du décalage après coup, mais la
convergence donne une plus belle profondeur des arrière-plans.
Une solution est de mettre une légère convergence
inférieure à un degré, et de régler le
reste du décalage avec du parallèle ;
- éviter les forts contrastes dans l'image qui
génèrent un effet fantôme lors de la projection ou
de la visualisation en relief.
©
Avril 2004 François Ploye et Pixel SA